Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2011
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 18h00 sur la rtbf

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Ce n’est pas une loi électroacoustique, mais un effet économique, capitaliste même a dit Daniel Léon. Le divertissement donc comme conducteur de surdité, pour raisons financières.
C’est drôle. Enfin, drôle… Parce que dans le même temps, l’association Article 27, vous connaissez, qui s’occupe de faciliter l’accès à la culture aux gens vivant, je cite, une situation sociale et/ou économique difficile, typiquement les sdf, par exemple, en fournissant une sorte de tiers payant culturel, des tickets à prix modérés pour entrer au spectacle, pose ces temps-ci la question : L’art est-il un divertissement ou un besoin vital ? Ils veulent, chez Article 27 , signaler par là que devant l’accroissement des demandes — on veut dire, de la pauvreté — leurs moyens ne suffisent plus et que leur mission devient impossible, sauf refinancement général. Et ils posent donc cette question du choix à faire entre la culture considérée comme un besoin, vital, ou comme un divertissement, dispensable. Et craignent sans doute que l’on ne choisisse le divertissement, pour raisons financières…
Il existe, en acoustique, une loi nommée « effet Doppler » que chacun connaît et expérimente tous les jours. Il s’agit, par exemple, de la perception du niveau sonore de la sirène d’une ambulance selon qu’elle se rapproche de vous ou bien qu’elle s’en éloigne. Le plus souvent, on tourne la tête pour savoir d’où vient le son. Et le plus souvent, l’ambulance survient là où on ne l’attendait pas. On se dit parfois que le divertissement, ça ressemble à une ambulance. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.