Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2011
   


 
 
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Un des serveurs américains du site de Julian Assange avait été fermé et l'ex-directeur de banque condamné, à Zurich, à une amende - on va dire modérée - d'environ 4600 euros et à huit mois de prison avec sursis.
Un sursis non expiré à ce jour et qui lui a valu, entre autres, d'être aujourd'hui même inculpé, interpellé et arrêté. Pour violation de secret bancaire. Et à vrai dire, on ne sait quoi penser de ce chevalier qui n'est devenu blanc qu'après son licenciement, les méthodes qu'il dénonce aujourd'hui ("je veux que la société sache comment cela marche parce que ce système fait du mal à la société", a-t-il dit), il les a tout de même cautionnées pendant huit ans. On eût aimé une rédemption plus prompte. L'honneur eût été plus sauf.
C'est pourquoi l'on voudrait passer ici un message personnel aux employés de chez Moody's à New-York, vous savez bien cette célèbre agence de notation - ce gouvernement mondial ainsi que nous l'avions appelé ici même - et les inciter à aller cette fois plus vite que la musique. Car on voudrait bien connaître le nom du type qui, chez Moody's, a décidé de baisser la note de la Tunisie en la faisant passer de BAA2 à BAA3 et de changer aussi, tant qu'à faire, la perspective du pays de "stable" à "négative". Pour cause de révolution populaire et de licenciement d'un dictateur. Ce serait bien qu'on connaisse le nom de ce gars-là. Quelqu'un à New-York pourrait-il se dévouer ?
Et tant qu'à faire, aux banques suisses aussi un petit message : ne bloquez pas les comptes de Ben Ali, faites mieux : versez-les sur le compte de la Ligue des droits de l'Homme de Tunisie. On ne sait jamais, des fois que ça ferait remonter la cote. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.