Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2011
   


 
 
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Jusqu'à en oublier, dirait-on, qu'on ne négocie pas pour l'instant la composition d'une équipe, mais que l'on discute des façons de réaliser ou pas une réforme de l'Etat, c'est-à-dire des conditions d'un vivre ensemble, encore.
C'est cela qu'il y a sur la table et l'on n'en peut rien, enfin, si : l'agenda est venu de ces élections du 13 juin, des élections qu'il aurait fallu ne jamais gagner, se dit-on aujourd'hui.
Alors, on se demande si ce mot d'ordre de l'urgence et de la vitesse n'est pas à notre situation politique d'aujourd'hui ce qu'a pu représenter le silence au moment de la marche blanche, il y a 14 ans : une façon de se mettre d'accord sur le minimum, le reste étant décidément trop périlleux.
Ce midi, lors du Forum de Fabienne Vande Meersche, les organisateurs des manifestations et les initiateurs de camps de tentes firent bien comprendre que s'ils voulaient d'un gouvernement, ils n'entendaient pas pour autant se mêler de politique. Surtout pas. Un gouvernement sans politique, c'est donc peut-être l'idéal auquel nous serions aujourd'hui réduits. C'est peut-être ce qui se passe quand le temps démocratique ne rencontre pas le temps sociologique.
C'est à cette rencontre qu'il faudrait alors sans doute se rendre. Et là, pour le coup, toutes affaires cessantes. Le citoyen fait savoir qu'il voudrait s'exprimer sans pour autant oser prendre vraiment la parole.
Le moment est peut-être alors venu d'une vraie invention politique, car, à voir ce que l'on voit, il ne semble décidément plus pertinent de croire que le temps du citoyen se résume au temps électoral ou référendaire. Vous savez quoi ? Peut-être qu'il faudrait écrire une note, là-dessus, je ne sais pas moi, repartir d'une page blanche... Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.