Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2011
   


 
 

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En ce jour du jeudi 13 janvier 2011, Deuxième et peut-être dernière partie de cette chronique, comme promis hier. Et si vous voulez bien, remettez-moi donc mon générique !
Merci beaucoup et pour ceux qui veulent savoir, c'est tiré d'une opérette, la Fille de Madame Angot, dont les Français eurent tellement peur à l'époque qu'elle fut jouée pour la première fois à Bruxelles... Comme quoi... Et donc hier, on se demandait pourquoi, s'agissant de la formation d'un gouvernement, nous semblions obsédés par la seule question du temps. Et pourquoi cela nous paraissait tout à coup si urgent après 214 jours, et pas après 136 ou 89 ? Vite ! disent les futurs manifestants et les planteurs de tentes. La barbe ! dit Benoît Poelvoorde qui a choisi sa méthode pour faire savoir que ce temps perdu était décidément rasoir. Car tout maintenant doit aller vite. Le mot d'ordre semble général et générale une indignation qui ne s'empêche pas non plus d'être, au passage, joliment frondeuse et irrévérencieuse.
Et l'on se demandait hier aussi pourquoi, alors que le temps de la négociation était une denrée si rare en politique, et que le gouvernement en affaires courantes avait été chargé de pallier les périls économiques, nous n'étions pas plutôt flattés que l'on prenne justement son temps, qu'on le mégotte même, pour ne pas vendre notre avenir contre un plat de lentilles. (...)