Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2011
   


 
 

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En ce jour du lundi 10 janvier 2011, On se demande bien quand il va se produire, le réchauffement politique. On vous avait laissé avec cela, voilà quinze jours. Et quinze jours ont passé, mais où sont-ils passés ? On se le demande.
La trêve des confiseurs fut celle aussi des confusions : nous vécûmes des jours blancs puis des jours d’eaux, mais le dégel, hélas, n’était que climatique. Ah oui, pour cela, le niveau a monté. Mais pas celui que l’on aurait voulu. On espérait que l’esprit de Noël puis, pour l’an nouveau, les résolutions et les bons vœux… Mais non.
Car le premier janvier passa sur ce pays comme une ombre arrêtée et l’on apprit alors que les ânes n’avaient pas soif.
Les hommes pour autant avaient-ils faim ? Cela est une autre histoire, car si on lit ici et là, en ouvrant le journal ou bien ses oreilles, de plus en plus le désarroi, il semble bien que ce coin de terre, qui décidément ignore la colère, n’oublie rien de rien sans doute, mais s’habitue, c’est tout.
Les réveillons passèrent ainsi doucement. Calmement. Lentement. L’hiver venu tôt nous avait appris à décroître naturellement. Nous ne faisions que les quelques pas nécessaires. Nous redécouvrions nos quartiers. Les épiceries du coin firent florès. Nous restions chez nous mais, après tout, n’était-ce pas précisément ce que l’on nous demandait ? Les ânes ne buvaient pas, sans doute, mais les vaches étaient bien gardées. (...)