Lautresite, le jour, les billets du mois de décembre 2010
   


 
 
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Ce que devint Neandertal, on le sait un peu mieux à présent : il nous rencontra, nous fréquenta, s'entremêla puis disparut, sans que l'on sache non plus très bien pourquoi.
Denisovan aussi fréquenta et s'entremêla, de sorte que ce sont les populations papoues de Nouvelle-Guinée qui héritèrent de leur patrimoine génétique. Ce doigt trouvé en Sibérie pointait donc vers la Papouasie. C'est loin, la Papouasie. Pour y arriver de Sibérie, il y a des terres et de l'eau, beaucoup de terres, beaucoup d'eau. On imagine donc que le continent asiatique, l'Australie aussi, pourquoi pas, était peuplé de ces Denisovan, Neandertal allant vers l'ouest, Denisovan à l'est. Mais en conservant des caractéristiques communes qui se transmirent à notre genre à nous, d'hominidé, et qui subsistent encore.
"La combinaison du génome de l'homme de Neandertal et de celui du Denisovan révèle la complexité des interactions génétiques entre nos ancêtres et les différents groupes d'hominidés anciens", dit Svante Paäbo, ce généticien suédois, on devrait dire cet historien, qui, depuis quelques années, au sein de l'Institut Max Planck, nous renvoie à la complexité de notre humanité quand tellement de gens s'échinent désormais à nous défaire de notre humanisme. Il nous dit qu'en fait, depuis la nuit de nos temps, nous n'avons jamais cessé de dialoguer.
Voilà, c'était la dernière histoire de l'oncle Paul pour l'année 2010. Et c'était pour dire que si, en parlant beaucoup, on se complique la vie, en se parlant un peu ça la simplifie quand même beaucoup. Allez belle soirée, belle fin d'année et puis surtout aussi bonne chance.