Lautresite, le jour, les billets du mois de décembre 2010
   


 
 

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En ce jour du jeudi 23 décembre 2010,"En parlant beaucoup, on se complique la vie". Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Herman Van Rompuy.
Et je vous aurais bien fait, derrière, une chronique blanche, histoire d'user à mon profit de cette maxime que Michel de Montaigne n'aurait pas dédaignée et de m'en aller faire comme tout le monde de la glisse à quatre roues, mais il faut bien solder l'année, n'est-ce pas, et comment le faire dignement, c'est une vraie question.
Peut-être bien, en fait, en parlant d'un doigt et d'une molaire. Et d'une caverne en Sibérie où ils furent découverts voilà deux ans. C'est tout ce qu'il restait d'une espèce inconnue, cousine et voisine de l'homme de Neandertal et par voie de conséquence petite cousine et vieille voisine de nous autres aussi puisque l'on a apprit récemment que nous, du genre Sapiens, avions en commun entre 1 et 4 % de gènes avec cet hominidé tant décrié.
Celui dont je parle, le nouveau membre de la famille que nous accueillons pour Noël, s'appelle Denisovan, du nom de l'endroit, de la grotte, où l'on retrouva ses séquelles : ce doigt et cette molaire qui se mirent à nous raconter une autre de ces belles histoires dont nous ferions bien notre coin du feu.
Denisovan et Neandertal débutèrent donc leur vie ensemble. Combien de temps cela dura, nul ne le sait mais, pour des raisons obscures, ils décidèrent d'emprunter des routes différentes. Entre eux, seuls quelques gènes communs demeurèrent. (...)