Lautresite, le jour, les billets du mois de décembre 2010
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 18h00 sur la rtbf

Ecouter la chronique du jour .


Le tout a duré 3 minutes et 39 secondes avec une seule et unique question : il en faut bien une pour accueillir son interlocuteur. Juste avant, il y avait eu une interview de Bart de Wever où la question de l'asile fut abordée avant qu'un plateau ne rassemble sur le sujet des représentants des partis dont, signalons-le, Ivan Mayeur, et que l'on entende aussi l'ancien directeur de Fedasil. Bref, une tranche d'une quarantaine de minutes d'information et puis ce soliloque qui en était une aussi, d'information, à n'en pas douter.
Il fut un temps, lointain, gaulliste, où un animateur de radio française, une périphérique comme l'on disait, c'était Europe 1 et c'était Michel Lancelot, appelait ses collègues journalistes des commentateurs agréés du président.
Ça existe encore et comment, et combien. Mais tout de même, n'a-t-on pas vu récemment un président, français aussi mais pas périphérique, commenter les journalistes ? Et voici donc que lorsqu'ils ne les interrogent pas eux-mêmes, ils refusent maintenant de leur répondre, les présidents ou les ministres... Et c'est ainsi qu'Yves Leterme obtint un temps de parole jamais entendu sur antenne depuis les années 60. Le paradoxe veut que de ce qu'il a bien pu dire, on ne l'a pas retenu. Et que les demandeurs d'asile n'ont rien appris de cette prise de parole. Car encore faut-il pour parler autant avoir quelque chose à dire.
Pour savoir ce que pense vraiment Yves Leterme, je pense que je m'en vais aller consulter maintenant WikiLeaks. En vous remerciant de ne pas m'avoir interrompu. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance