Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2010
   


 
 

:


En ce jour du mardi 30 novembre 2010,
Quand je lis le journal, c'est comme quand j'écoute la radio : il me faut bien prêter attention, même à l'insu de mon plein gré, aux publicités qui sont sans doute l'un des reflets les plus pertinents de l'état dans lequel nous sommes, de l'état auquel nous sommes rendus, de l'état auquel on imagine nous rendre.
Et quand je dis état, je ne pense pas au nôtre, l'Etat Belgique ou ce qu'il en est ou ce qu'il en reste, même si -l'avez-vous remarqué ?- nous entendons ces jours-ci de plus en plus de Brabançonne dans les réclames, c'est délicieusement régressif... Non, je pense à nous autres, citoyens en quel état, à comment on est, comment on se débrouille -enfin, comment on tente- entre ces crises superposées - Cancun ou Irlande, sans-abris ou sans-papiers, Plan B ou Plan T, rigueur ou austérité - et de comment nous espérons que le bout du tunnel débouchera sur la mer hâlé avec le soleil : une vision de notre éternité toujours recommencée.
Et donc, tout à coup, une publicité vous saute aux yeux. Pas tellement parce qu'elle montre. Par ce qu'elle dit. Je vous lis. (...)