Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2010
   


 
 
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Et ce que les Américains pensent de Sarkozy et ce que Sarkozy pense de l'Iran, on en dit pire au bistrot du coin. La seule inquiétude est peut-être là, précisément : que les cafés du commerce et les chancelleries des Etats semblent comme reliées par un accès direct. Est-ce que les Américains espionneraient dans nos bistrots ? C'est sans doute une vraie question. Une autre vraie question c'est : est-ce que Julian Assange est un patron de bistrot, à l'enseigne du Chevalier blanc ? On commence à s'inquiéter beaucoup pour ce garçon qui se cache pour plaider la transparence. Julian Assange, on dirait un oxymore.
Continuons, à le chercher ce centre du monde. Etait-il alors, à la gare du nord, ce week-end ? Où les états d'âme d'une bourgmestre faisant fonction ont paru varier d'heure en heure -de la fermeté sans nuance à une sorte de compréhension atténuée - pour ce qui était de l'expulsion - c'est le mot du week-end, sans doute - de demandeurs d'asile jetés là, sur le sol d'un hall d'arrivées et de départs, par cette absence politique que doit cogérer Fedasil, sans y parvenir. Fedasil qui faisait grève, il y a quelques jours, pour ses conditions de travail... Verra-t-on jamais des demandeurs d'asile faire grève pour leurs conditions de vie, la question est excellente, mais descendre dans la rue ne leur servirait à rien, ils y sont déjà.
Non, il n'était pas là non plus, le centre du monde : il était sur les routes, il l'est d'ailleurs toujours. C'est un centre du monde tout blanc et tout mince. Car quelques flocons suffisent à fabriquer, pour quelque moment, un centre du monde. Il est un peu glissant, on roule dessus, il se déplace. Il faut se méfier du centre du monde, il vous tombe toujours dessus sans prévenir. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.