Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2010
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 18h00 sur la rtbf

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Prenons un exemple.
S'il se trouvait qu'un chroniqueur interviewe jamais une ministre de l'Enseignement en Belgique par exemple, il ne poserait sûrement pas cette question concernant cet établissement du secondaire, La Brise, à Watermael-Boitsfort -qui va bientôt fermer ses portes faute d'élèves-, il ne poserait pas la question de savoir pourquoi alors que l'on cherche partout à Bruxelles des terrains pour construire les nouvelles écoles nécessaires à l'augmentation de la démographie, on en ferme une qui existe déjà. Non, jamais il ne ferait cela. Il dirait plutôt : je vois, Madame la Ministre, que les timides recommandations du pape concernant le préservatif commencent semble-t-il à porter leurs effets. Gouverner c'est prévoir, sans doute, mais qu'est-ce alors qu'anticiper, ce qui est votre cas ? Se porter, comme vous le faites, au devant de générations futures qui ne verront pas le jour, n'observeront pas la température monter et ne regarderont pas les mers déborder, voilà ce que nous entendons nous autres par ce beau mot de politique et nous ne pouvons que vous encourager après avoir résolu la question de l'enseignement de vous attaquer dès demain à celle du travail.
Voilà ce que dirait un chroniqueur. Un pédophile, lui, ne parlerait jamais comme ça des enfants, même au cinquième degré, qui à peu près celui désormais auquel il convient, semble-t-il, de prendre aujourd'hui les affaires du monde. Car vous l'aurez compris : le chroniqueur use aujourd'hui pleinement de sa licence afin de s'inspirer de l'exemple de démonstration par l'absurde qui vient d'en haut. Vous allez me dire avec toutes ses histoires de degrés et de licence, la question, finalement, c'est de savoir à combien de degrés on perd sa licence mais ça je me demande si c'est une question de journaliste ou de patron de bistrot. A demain, les amis, belle soirée et aussi bonne chance.