Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2010
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 18h00 sur la rtbf

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Qu'est-ce que c'est que ce langage plus vieux que la nouveauté qu'il propose ? Peut-on vraiment faire du neuf avec des vieux ?
C'est peut-être cela, le plus étonnant dans toute cette histoire que nous vivons depuis combien, 161 jours ou 10 siècles ? : ce retour de l'antique et du patiné, on dirait que ces récents élus sont surtout des vétérans. On ne peut que craindre le futur quand il ressemble autant au passé.
Je me disais cela aussi parce que j'avais entendu jeudi dernier, l'avez-vous fait, ce fut parfait, l'émission que consacrait Eddy Caeckelberghs au vivant, aux ressources, aux changements. Je veux dire, à demain. A un demain que précisément, il est inutile de demander aux seuls politiques d'envisager, car lorsque l'on dit demain en politique, on dit vraiment demain, ce demain dont ne nous sépare que l'espace d'une nuit, de quelques nuits, tout au plus. Se mettre d'accord sur ce que veut dire demain est une autre révolution copernicienne qu'il nous faudra bien envisager.
Dans cette émission donc, il y avait Dominique Bourg et Jean Cornil. A l'intérieur de la discussion se glissa cette phrase du philosophe espagnol Daniel Innerarity : "Désormais, nous ne colonisons plus l'espace, nous colonisons le temps". Désormais donc, nous ne prenons plus option sur la terre des autres, mais sur le temps des autres. De quel temps était-il donc question ce matin avec Eric Defoort ?
C'est ce que je me demandais quand je me suis souvenu qu'au milieu de tout cela, un homme qui prend de l'âge et aussi du recul annonçait vendredi la fin prochaine de sa carrière politique. On lui demanda pourquoi. Il répondit : "J'écris un roman policier et d'ailleurs, je m'amuse comme un fou". Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.