Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2010
   


 
 

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En ce jour du lundi 22 novembre 2010,
C'est étrange, mais en écoutant parler Eric Defoort, ce matin, le cofondateur de la NVA, j'avais le sentiment d'entendre un homme politique de l'ancienne Belgique, pas la salle de spectacle : celle de papa, celle dont on ne veut plus, celle dont on ne veut pas.
C'était peut-être dans le phrasé, peut-être dans le contenu, peut-être dans le tout à la fois. Mais ça m'a rappelé, moi qui ai la mémoire longue, Achille Van Acker ou Théo Lefèvre, je veux dire un temps où il était logique que la Belgique soit coupée en deux, d'un côté les citoyens, de l'autre les hommes politiques. Il y avait dans la certitude de soi quelque chose de joliment suranné. D'un côté les élus, de l'autre et les électeurs. D'un côté le pouvoir, de l'autre ceux qui ne peuvent pas.
Comme si la politique était encore aujourd'hui la seule voie par laquelle passait l'œuvre humaine, comme si c'était elle continuait à régir tout, comme si elle était l'alpha et l'oméga de la vie publique... Ce matin, ça m'a sauté à l'oreille...
On pourrait dire : aujourd'hui on ne fait plus de la politique comme ça. Hé bien, si, on peut. Et d'ailleurs, on en veut. Qu'est-ce que c'est, alors, se dit-on, que cette curieuse insularité pour le représentant d'un parti pourtant surpuissant ? (...)