Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2010
   


 
 
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Car l'on apprenait aussi dans cette même étude que les demandeurs d'asile sont solidement équipés, question études : un tiers d'entre eux (et d'entre elles donc) peuvent en effet faire état d'une douzaine d'années de formation, ce qui fait dire à la directrice de ce Centre d'études que "pour l'instant, le niveau de scolarité des nouveaux arrivants est plus élevé que celui de la population belge autochtone".
Bref, les cerveaux ne sont pas en fuite, ils sont dans des casernes pour passer l'hiver. Reste maintenant à ne pas s'effrayer de toute cette intelligence qui débarque...
Ah vraiment, on aime beaucoup lorsque l'université s'occupe d'aller chercher dans les dossiers ce qui échappe à la vue.
Ce sont d'autres chercheurs, espagnols cette fois, qui, analysant l'ADN de familles islandaises - vous savez que l'Islande parce qu'elle a été longtemps à l'écart des troubles du monde et qu'elle est censée posséder une population homogène est une île de prédilection pour tout ce qui touche à la génétique et que le groupe Hoffmann-La Roche, celui-là même qui licencie pour l'instant, y a lancé une vaste enquête nationale- se sont étonnés de la présence répétée d'un gène d'origine amérindienne, tout à fait insolite en ces lieux. D'où pouvait-il donc bien venir ? "L'hypothèse la plus vraisemblable", suggèrent-ils, ""est que ces gènes correspondent à une femme d'origine amérindienne qui a été emmenée du continent américain par les Vikings vers l'an 1000.
On peut imaginer aussi qu'elle fut la première immigrée transatlantique à aborder l'Europe. On ignore si elle avait fait des études. Et si elle cherchait un mari. Mais il semble certain qu'elle en trouva un. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis dit que ça devrait intéresser un peu à Bastogne où l'on est aussi un chouia américain. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.