Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2010
   


 
 
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Un médiéviste allemand soutient mordicus que c'est l'assassin lui-même, la main armée, le sbire, le séide, un certain Jakobsen, qui a fourni à Shakespeare, sur base d'une vieille légende scandinave, la trame de ce qui est devenu Hamlet, vous savez bien Elseneur, Horatio, Laërte et le "quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark".
Et c'est ici qu'à la fin de l'envoi, je touche : d'après ce médiéviste, le fameux "to be or not to be", ne serait jamais qu'une évocation de Tycho Brahé, selon des méthodes cryptées en faveur à l'époque : dans Tycho, vous retenez la première et la dernière lettre, il vous reste T et O. Dans Brahé, vous faites pareil, vous conservez le B et le E et vous obtenez "TO BE" et ainsi de suite. Vous imaginez: toute la métaphysique assassinée par un crime, toute la métaphysique dissoute par la chimie.
Et hier donc, on exhumait, d'une église de Prague où il avait fui et où il repose, le corps de Tycho Brahé, pour confirmer l'empoisonnement et aussi arracher de quoi confronter son ADN et celui des souverains danois... Fin de l'histoire en 2011 et l'on espère que pour le même prix on saura peut-être aussi à ce moment là qui a vraiment écrit les pièces de William Shakespeare... Heureusement n'est-ce pas, qu'il reste des mystères.
C'est curieux, mais c'est aussi hier qu'on apprenait qu'un sans abri néerlandais, à la rue depuis ses 14 ans, venait de se découvrir fils adultérin d'un magnat de l'électronique et héritier aussi puisque son père naturel est mort voici depuis près de 20 ans. Les tests ADN ont confirmé la chose. Le voilà donc multimillionnaire. Quelle histoire, aussi. Mais sans plus de mystère. Car notre époque est plus morale. A la question : to give or not to give ?, ce garçon de 28 ans a très vite répondu qu'il mettrait une partie de sa fortune à la disposition des sans abri. Quelle histoire vraiment. On proposerait bien d'en faire un film. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.