Lautresite, le jour, les billets du mois de novembre 2010
   


 
 

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En ce jour du lundi 15 novembre 2010, On a pensé intensément ce week-end à cette phrase d’une chanson de Brigitte Fontaine : "Il pleut, il pleut, c’est tout ce qu’il sait faire". Et, de fait, impossible de passer à côté de la pluie.
Le voudrait-on encore, on passerait en même temps à côté de ce qui est aujourd'hui le sujet le plus commenté et comment s'abriter de cela, on se le demande. Il n'existe aucun parapluie contre les intempéries de l'actualité.
Et l'on va donc, ici et là, s'étonnant de toute cette eau tombée, des sinistres, des désolations, des morts aussi, c'est exceptionnel, dit-on, mais que veut-on dire par là ? Qu'il s'agit d'une exception ? Que la nature usuellement ne nous traite pas comme cela ? Que nous nous pensions immunisés par nos assurances -quel mot n'est-ce pas, pourquoi pas certitudes...- et que la découverte de notre manque absolu de maîtrise de la nature continue de nous déconcerter ?
Et l'on s'en va alors maudissant les impérities et les imprévisions. Et surtout les feuilles d'automne. Car les feuilles tombées tapissent la pluie. Elles lui font un lit, lui creusent une rivière, et de cette rivière jaillit alors un torrent inondant.
Il semble bien que nous ayons ces temps-ci un problème avec les feuilles. Elles arrêtent les trains, elles bouchent les égouts, elles nous débordent de partout. (...)