Lautresite, le jour, les billets du mois de octobre 2010
   


 
 
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Sur comment les hommes se gouvernent. Sur les principes de la science politique. Toutes ces choses futiles et dérisoires. Et vous avez bien mérité, je pense, que je vous traduise ces phrases de peu d'importance.
Ceux qui veulent jouir sans discussion d'un repos inaltérable recourent à des excuses qui ne méritent pas d'être écoutées : le plus souvent, disent-ils, les affaires publiques sont envahies par des hommes indignes, à la société desquels il serait honteux de se trouver mêlé, avec qui il serait triste et dangereux de lutter, surtout quand les passions populaires sont en jeu; c'est donc une folie que de vouloir gouverner les hommes, puisqu'on ne peut dompter les emportements aveugles et terribles de la multitude; et c'est se dégrader que de descendre dans l'arène avec des adversaires sortis de la fange, qui n'ont pour toutes armes que les injures, et tout cet arsenal d'outrages qu'un sage ne doit pas supporter. Comme si les hommes de bien, ceux qui ont un beau caractère et un grand cœur pouvaient jamais ambitionner le pouvoir dans un but plus légitime que celui de secouer le joug des méchants, et ne point souffrir qu'ils mettent en pièces la république, qu'un jour les honnêtes gens voudraient enfin, mais vainement, relever de ses ruines. Allez, salve Sandro, vale et puis aussi ad vota tua. Ad vota tua, ça veut dire "à vos souhaits". Chez Astérix, on dit aussi au barde, non tu ne chanteras pas.