Lautresite, le jour, les billets du mois de octobre 2010
   


 
 

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En ce jour du mercredi 13 octobre 2010, "Aujourd’hui il est aussi difficile d’avoir un emploi que de n’en avoir pas", j’entendais cela ce matin et c’était Matéo Alaluf qui parlait. C’est notre journée "vivre avec ou sans boulot" et on aurait tout simplement pu l’intituler "vivre", plus court, aussi compliqué.
Et donc, allez l'expliquer aux chômeurs arnaqués par cette pseudo agence de placement de Seraing qui proposait d'aider à retrouver du travail contre paiement, 50 euros par mois, pour parution d'annonces dans un magazine. C'était du flan apparemment, mais c'aurait même été du gâteau encore aurait-il fallu que ces propositions d'emplois obtiennent jamais une suite.
Car voilà, on se demande si, par hasard, on ne pourrait pas non plus déclencher un plan d'activation des employeurs, je ne sais pas moi, pour qu'ils répondent par exemple aux CV et aux lettres ?
Il y a un type comme ça, un artiste français, Julien Prévieux, qui a tout compris à la langue de l'emploi. Lassé de n'obtenir jamais aucune réponse positive aux courriers qu'il envoyait -la vie d'artiste ne paie pas, il faut bien vivre-, il a commencé à rédiger des lettres de "non motivation" récusant par avance les emplois qu'on ne lui proposait pas. Bref, il a décidé de "vivre sans". A son humour et à son ironie,on va dire cinglant, on répond par le cynisme, on va dire puissant. C'est-à-dire, qu'il reçoit à peu près les mêmes réponses formatées que s'il avait envoyé un CV enflammé et bien sous tous rapports. Bref, on ne lit pas. (...)