Lautresite, le jour, les billets du mois de octobre 2010
   


 
 

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En ce jour du jeudi 7 octobre 2010,
Lui aussi, il a commencé par une page blanche et, pourtant, il a reçu le Prix Nobel. Il y a peut-être beaucoup à apprendre et à comprendre de Mario Vargas Llosa, couronné aujourd’hui à Stockholm.
Tout d'abord parce qu'il a fait exactement ce qu'Arthur Koestler disait des hommes politiques français : que "leur vie se lisait comme un livre, de gauche à droite". C'est aussi l'itinéraire de l'écrivain Vargas Llosa qui sait bien comment l'on écrit (aussi de gauche à droite) et qui, parti de l'adhésion enthousiaste à la révolution cubaine, se présenta, il y a quelques années, aux élections présidentielles péruviennes à la tête d'une coalition de droite, battue par Alberto Fujimori, plus à droite encore.
Un type bien sous tout rapport, qui croupit aujourd'hui en prison, notamment pour avoir entre autres choses, mis Vargas Llosa sur écoute.
Llosa aimait donc Sartre et Castro avant d'entrer dans une dissidence intellectuelle et politique virulente, il préféra avoir raison avec Aron plutôt que tort avec Sartre, comme l'on disait, il n'est pas le seul, loin de là, mais il est un de ceux qui ont fait le tour complet de l'échiquier politique. Il n'a pas mégoté grand-chose et on se demande bien ce qu'il peut penser de cette idée de l'autre Castro, Raul, de liquider ses services publics en licenciant bientôt 500 000 fonctionnaires... (...)