Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2010
   


 
 
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Mon conseil : qu'on les rapatrie dans un avion de MSF, on fera d'un vol deux coups. A moins que l'on utilise celui de la Coopération au développement qui partira dimanche prochain vers Karachi avec 40 tonnes d'aide humanitaire.
On ne statuera pas ici sur la validité des dossiers, on notera simplement que si nous savons donner aux associations (environ 5 millions d'euros récoltés à ce jour par le consortium 12-12 et MSF), nous pouvons aussi donner dans la dissociation et laisser notre main droite ignorer ce que fait notre main gauche à moins que ce ne soit le contraire.
Vous allez me demander : comment nous gens informés, surinformés sans doute, pouvons-nous être victimes de cette sorte dichotomie, de ce dédoublement qui nous fait faire une chose et en penser une autre ?
Je vais vous dire : le vrai coupable, c'est le tampon. Vous savez bien, ce tampon qui fait un bruit aussi dur pour les clandestins quand il s'abat sur un ordre de quitter le territoire que celui que fait, pour l'homme qui a faim, l'œuf dur que l'on casse sur un comptoir d'étain. Un tampon n'a ni conscience ni mémoire. Un tampon n'écoute pas les informations. Un tampon ne sait rien des inondations. Ni des talibans, ni des narcotrafiquants, ni de la Coopération au développement, ni de MSF et ni du consortium 12-12. Un tampon, voyez-vous, ça se moque bien d'être utilisé par une main gauche ou par une main droite. Un tampon, ça s'en tamponne. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.