Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2010
   


 
 
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Les pensions, à l'époque, faisaient des pensionnaires, pas des pensionnés. Et la terminaison du mot, la désinence, fait toute la différence.
Nous aimerions tellement être pensionnaires de nos vies, rendus responsables des actes accomplis, remerciés par la collectivité d'avoir été ce que nous sommes, d'avoir participé par le travail ou avec autre chose que le travail au maillage d'un bout de tissu social que tous les De Wever du monde,- wever en flamand veut dire tisserand -, ne pourraient pas détricoter. En foi de quoi, nous voyons que d'un bout à l'autre d'une vie à faire, nous manquons. Nous manquons d'écoles pour la commencer, nous manquerons peut-être de pensions pour la terminer, il faudrait peut-être, je ne sais pas, songer à faire des pensionnats.
Dans tout ce brouillard, une éclaircie. Une pensionnée française de 78 ans, on dirait là-bas une retraitée de soixante dix-huit ans, est sortie vivante après une semaine passée seule, sans manger et sans boire, du ravin où elle était tombée le 29 août dernier. Ça se passe dans les Hautes-Alpes où la température est plutôt fraîche, la nuit. Elle était partie marcher. Elle a chuté, des villageois aussi vieux qu'elle ont fini par la retrouver. Cela devrait donner des idées à Elio Di Rupo - dirupo en italien veut dire précipice - non, le ravin n'est pas mortel et l'histoire n'est pas dite. Après tout, ne viens-je pas de lire que la Serbie pensait à reconnaître finalement le Kosovo ? Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.