Lautresite, le jour, les billets du mois de septembre 2010
   


 
 

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En ce jour du mardi 31 août 2010,
Maintenant que je suis chroniqueur du soir, pardon, chroniqueur vespéral, je lis les journaux plus vite, mon écoute de la radio est plus véloce, j’accélère mes visites sur Internet et j’écris plus rapidement aussi. Le temps m’est compté, voyez-vous : trois jours ou le chaos, il faut aller droit au fait, trancher dans le vif et mettre par écrit, ainsi que le souhaite la N-VA, ces paroles qui s’envolent : je vous le disais hier, tout ça est effectivement une question de papier.
Et nous voilà donc avec cette surprenante et pourtant très banale requête de coucher par écrit ce qui avait, nous dit-on, été levé par la parole. Tout cela pour ça ? C’est donc cela qui bloquerait ? Ce serait à en perdre son latin ou plutôt à le retrouver car n’est-ce pas Bart De Wever qui, au soir des élections, déclara après Virgile et César : "Nil Volentibus Arduum", "A cœur vaillant rien d’impossible"… Et que nous dit-il aujourd’hui sinon que "Verba volant, scripta manent", les paroles s’envolent, les écrits restent, une Constitution vous le dirait à sa manière… Mais comme il reste étrange, ce recours à cette langue morte qui baptisa un jour la Gaule Belgique, de Tongres à Reims et de Beauvais à Trèves, superposant son administration à tous ces idiomes et à tous ces localismes qui faisaient la variété des Belges. (...)