Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2010
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

Ecouter la chronique du jour sur le blog de "Matin première".

L'un disait, je raccourcis : « Je ne suis pas Raymond Domenech ! J'ai un certain sens de l'honneur ; je ne peux accepter que l'on me crache dessus en direct ». L'autre répondait que, du temps de l'ancienne direction, je raccourcis un peu aussi, il était « affiché en quatre par trois sur les culs de bus ; dès que Hees et Val sont arrivés, je n'ai plus eu la moindre photo ».
On se dit, hou la la, ce ne serait donc qu'une question de gueule, la radio publique française : celle qu'on montre, celle sur laquelle on crache ? On avoue, après lecture, une certaine tension avec la liberté d'expression, ceux qui la perdent et ceux qui la donnent. Entre les mots et l'ego, on hésitait à savoir ce qui l'avait emporté dans cette mort d'une chronique annoncée et on avait une petite pensée pour le troisième chroniqueur du matin, François Morel, dont les textes jamais blessants et toujours subtils le font presque passer aujourd'hui pour un « jaune » de la liberté de dire.
Et on en était là à disserter sur les grandeurs et misères de la profession quand on s'est souvenu que le premier métier de Philippe Val à France Inter dont il est aujourd'hui le directeur fut celui de chroniqueur. De sorte que l'on s'est dit qu'il n'y avait que deux possibilités d'avenir sur la radio publique française pour un chroniqueur : virer ou être viré.
Et puis, on apprit qu'alors que 2 millions de personnes défilaient dans la rue contre le plan retraite, le président Sarkozy recevait Thierry Henry, le capitaine déchu de l'équipe des bleus et appelait de ses vœux des Etats généraux du football. On eut alors très peur pour Anelka. Et puis, on se rappela qu'il avait déjà été viré. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.