Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2010
   


 
 

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En ce jour du vendredi 25 juin 2010, Je devais nomadiser hier, Pascal, comme à mon habitude, tous les jeudis. Mais là, j'ai remarqué que nous étions en pleine période de licenciements sauvages, alors je me suis dit, soyons prudent, restons ici, on ne sait jamais qu'en revenant on n'y soit plus.
Vous avez remarqué comme moi, Pascal. En France: Guillon viré, Porte, viré. Aux Etats-Unis, McChrystal, viré. En Belgique, Thyssen virée (bien que là apparemment il s'agisse plutôt d'un virage) : c'était avant-hier un mercredi glissant, dérapant, vacillant. Tout cela donc, pour des mots : ceux que l'on a dit pour Porte, Guillon et McChrystal. Ceux que l'on n'a pas réussi à prononcer pour Thyssen, il y a quelques semaines encore première ministre potentielle. On dirait bien, et peut-être faut-il s'en féliciter que le discours, le langage, le logos, finalement, a encore un sens. Tony Hayward avec sa fuite de pétrole est toujours là. On pardonne décidément plus facilement à un grand pollueur qu'à un beau parleur ou à une petite taiseuse.
De tous ces licenciements-là, c'est celui de Guillon, pour nous qui sommes proches de l'Hexagone, qui a fait le plus jaser. Et c'était intéressant d'observer le duel à distance entre Jean-Luc Hees, le directeur de Radio France, dans le Monde mercredi- ah je m'en souviens de Jean-Luc Hees, dans Synergie, quel homme de radio à l'époque - et de Stéphane Guillon dans Libération le jeudi. (...)