Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2010
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

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Encore que. Ici, la chaîne du temps de cerveau disponible va perdre, nous dit-on, en rentrées publicitaires si d'aventure le Mexique et l'Uruguay s'arrangeaient pour que la fameuse main invisible de la glorieuse incertitude du sport donne un petite claque aux grandes mauvaises odeurs des vestiaires bleus : un match nul rendrait l'équipe de France plus nulle encore. La farce aurait ainsi un dindon et l'on viderait à Dublin des rivières de Guinness.
Et ça nous intéresserait moins encore si hier la ministre des Sports, Roselyne Bachelot, qui sait ce qu'une larme veut dire, n'avait convoqué au sommet une réunion de la dernière chance, si l'Elysée n'était intervenue et si Nicolas Sarkozy n'avait employé pour les mots d'Anelka ceux qu'un président utilise d'ordinaire pour qualifier un attentat, donnant par là, on en conviendra, une vision très nord-coréenne, finalement, du rôle de l'Etat.
Et ça ne nous intéresserait pas du tout si l'on n'avait remarqué hier que le FDF aussi avait décidé de ne pas se présenter à l'entraînement, pardon, à la réunion de débriefing du MR, après que les propos d'un président, qui voulait directement se qualifier pour la phase finale en se passant de ses ailiers, avaient là aussi choqué. Il a fallu là aussi que le président, le vrai, intervienne pour tenter de remettre de l'ordre dans une équipe des bleus il est vrai elle aussi malmenée ces derniers temps. Cette contagion inquiète, c'est rien de le dire.
Alors, Pascal, pour notre tranquillité d'esprit, coupez le son à l'équipe de France et remettez nous les vuvuzelas. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.