Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2010
   


 
 

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En ce jour du jeudi 17 juin 2010,
Chères auditrices postmodernes et postbelges, chers auditeurs contemporains en voie d'évaporation, à observer ce qui est observable, à écouter ce que les gens disent et plus encore ce qu'ils ne disent pas, on dirait bien que, finalement, ce dimanche 13 juin fut un jour frisquet, sans doute, mais surtout désinhibant.
Le séisme nationaliste ? Le tremblement de terre indépendantiste ? Le raz-de-marée séparatiste ? Les cris d'orfraie viennent désormais du dehors. La presse internationale, française singulièrement, se charge de ce qui, en d'autres temps, aurait fait nos éditoriaux. Maintenant que nous savons exactement où nous en sommes, on dirait bien que ce dimanche 13 juin aura eu sur nous un effet libérateur. Certes, nous avons la bête mais aussi le poil de la bête.
Et jusque-là, nous n'avons pas noté d'exode, d'exil, de demande d'asile à l'étranger de nos ressortissants, de nos compatriotes, de nos concitoyens : le pays reste le pays et c'est notre grande chance que ce mot singulier se termine par un s. Nous restons plutôt placides, cois et impassibles, car nous n'avons pas oublié que c'est dans l'œil du cyclone que les vents sont légers et que le ciel est bleu. (...)