Lautresite, le jour, les billets du mois de juin 2010
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

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Bart De Wever pour bâtir un pont a donc tendu une main, mais du côté francophone, on l'a entendu dès dimanche soir, on attend de voir ce qu'il cache dans l'autre. Et puis, on sait bien : il y a plusieurs manières de tendre une main. Et on sait aussi pourquoi on la tend, pour montrer qu'elle ne tient pas le couteau, dit la sagesse populaire. Mais tendre la main, c'est aussi mendier quelque chose. Peut-être qu'il faudrait l'entendre comme ça. Je ne sais pas, j'essaie seulement de faire avancer le débat.
Et de toute manière, si on ne veut pas tendre la main ni accepter la main tendue, - on entend ça partout, côté francophone, des gens qui disent « nous n'avons pas la main », ces mains décidément embarrassent - eh bien, il y a toujours la bise. On sait bien que côté flamand, cette tradition francophone désarçonne, surtout entre hommes. On pourrait innover. Mais en même temps, ça n'arrangerait rien non plus. Judas aussi usait du baiser. Et Brutus lui-même n'a-t-il pas embrassé son César de père pour cacher la main qui tenait le couteau ? Tu quoque fili mi, on y revient.
Cette version latine des élections convient assez bien, vous ne trouvez pas, Pascal, à un pays dont un Premier ministre potentiel fut un jour italien ? Mais j'aurais pu aussi en faire un thème grec. Ces Grecs qui inventèrent à la fois la tragédie et la comédie et pour lesquels, le comique n'était jamais que la forme la plus avancée du tragique. Aussi pour terminer cette chronique par du comique en situation, Pascal, que vous dire d'autre que : attendons demain. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.