Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2010
   


 
 

:



En ce jour du jeudi 27 mai 2010,
Positionnés comme nous le sommes, Pascal, au cœur de la Marolle qui est presque déjà son pied, il nous vient à l'idée que rien de tout cela ne serait arrivé si nous avions jeté, comme les Français, la misère en dehors de nos villes.
Qui aurait voulu, à Rhode-Saint-Genèse, devenue zone de tolérance zéro, côtoyer des immeubles-barres où se serait réfugié le petit peuple des rues qui encombrait la marche de la capitale vers la modernité ? Pas sûr, Pascal, qu'avec la lie de la terre, il y ait eu une loi du sol.
Mais voilà, nous, la banlieue, on la met à l'intérieur. De sorte que l'on comprend mieux tout à coup la question centrale de la périphérie. Car qui est périphérique à la fin quand le centre même est une banlieue ?
C'est d'ici, d'un bistro nommé "De Schieven architek", l'architecte tordu traduira-t-on, que nous pouvons observer cela. D'un quartier donc qui, dans tout autre ville aurait disparu depuis belle lurette et qui, d'ailleurs faillit se dissoudre au moins deux fois et qui fit l'objet, on l'oublie souvent, d'une déportation de population dès lors que Léopold 1er voulut, sur la colline des pendus, par association d'idées sans doute, bâtir le palais de la Justice.
Il y avait des gens qui habitaient cette colline des pendus. Il fallait bien des gens à pendre. (...)