Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2010
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

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Ces écoles-ci, on le sait peu, sont un vieux rêve italien, né en Toscane, après 68, où les 8 enfants de l'école d'un petit village, Barbiana, ont protesté auprès de leur institutrice pour recevoir un enseignement qui leur serve plus qu'il ne leur soit utile. Et c'est une association italienne qui a importé l'idée chez nous, en 1973. C'était à Anderlecht, Cureghem, déjà. A Saint-Servais, l'école a deux ans. Trente-cinq élèves, entre 4 et 22 ans. Céline Masson aurait déplacé ciel et terre pour l'ouvrir. Et d'ailleurs elle l'a fait. Ici, on jardine, on calcule, on cuisine, on fait de la grammaire ou du néerlandais. On se promène aussi. On joue. On s'ennuie, même. Certains se surprennent à constater que, dans les écoles de devoirs, on ne fasse pas que des devoirs. « Mais ce serait s'étonner, me disait hier un plaisantin de 74 ans, bénévole à l'Oasis, qu'à l'armée on ne fasse pas tout le temps la guerre ». Car tout ça, bien sûr, est bénévole. C'est peut-être à l'acte gratuit que se mesure la vraie richesse d'une société, Nathalie. C'est bien de le dire par les temps qu'on vit. Alors, hier, j'ai rencontré des gens riches : Léopold Joveneau, Marcel Maaskant, Edmond Smeraldy, Zoulika El Imrani ou Anne Jouret et je voudrais ici publiquement les dénoncer. C'est pour ça que je donne les noms. Car il faudra bien finir par ce que ça se sache : comment ça se crée vraiment, de la richesse. Allez belle journée et puis aussi bonne chance. Et puis, Nathalie, un spécial bonjour pour vous de Steven et Belinda, si j'oublie, ils vont me filer un zéro pointé.

Portes ouvertes jusqu'au du 23 mai. Pour tout renseignement : 081/21.95.87