Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2010
   


 
 

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En ce jour du mercredi 12 mai 2010,
Au bout du bout de nos querelles linguistiques, si on regarde bien, si on regarde loin, il y a toujours ceci, ...
...Pascal : « Il ne faut pas scinder la sécurité sociale ». Stupides que nous sommes. Idiots que nous étions. Des années de débats, d'élections, de démissions, de négociations, de régionalisations, alors que si nous passons une frontière, oui, mais celle de l'Hexagone, l'on voit que nos Français n'ont besoin que d'eux-mêmes pour résoudre la question.
C'est à tout le moins ce que propose Alain Minc. Vous savez bien, Pascal, le financier, le conseiller, l'essayiste qui depuis bien 30 ans nous rassasie de ses prévisions, 30 livres tout de même et combien d'interventions : on ne les compte plus les prophéties de cette pythie postmoderne. C'est un oracle, très écouté à l'Elysée, qui a pignon sur cour.
Et d'où lui vient cette idée que la sécurité sociale, finalement, gagnerait à n'être pas égale pour tous ? Accueilli récemment par France Info, il livrait cette expérience vécue : «Moi j'ai un père qui a 102 ans, disait-il, il a été hospitalisé 15 jours en service de pointe. Il en est sorti». Et il ajoutait : «La collectivité française a dépensé 100.000 euros pour soigner un homme de 102 ans. C'est un luxe immense, extraordinaire pour lui donner quelques mois ou, j'espère, quelques années de vie». (...)