Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2010
   


 
 

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En ce jour du jeudi 6 mai 2010,
Il y avait de l'émotion hier, Pascal, dans la voix d'Angélique Kourounis qui parlait depuis Athènes. Et on se demandait ce qui la faisait le plus trembler : ces trois morts dans une banque, quelle parabole bien sûr, ou bien ces vieux qu'elle voyait défiler avec leurs fins de mois qui sont aussi la fin de quelque chose, quelle image aussi.
Vous arriviez à la retraite, mais vous en reprenez pour 5, 10, 15 ans avec un salaire raboté, un tiers ou la moitié de ce que vous aviez. C'est ce qu'elle nous disait hier d'Athènes. Elle nous disait, en fait que l'Europe vient de créer 11 millions de pauvres d'un seul coup, aurait-on pu espérer mieux pour l'année de la pauvreté ?
Et tiens, Herman Van Rompuy signalait avant-hier dans une interview à un journal français qu'il n'avait jamais voulu devenir ce Président qu'on a fait de lui, qu'il aurait supplié le Premier ministre suédois, alors en charge de la présidence tournante, de retirer son nom de la liste, sur l'air du Christ demandant qu'on éloigne de lui ce calice. C'est bien que l'Europe ait un président qui ne voulait pas d'elle, ça complète la dernière Cène, on est seize à table avec l'euro comme auréole. Ca donne beaucoup d'énergie pour qui lit ça. C'est intervenir à propos. Et c'est faire pièce à ce que disait Joseph Stiglitz, prix Nobel, on rappelle, qui estimait hier que l'avenir de l'euro sera peut-être limité. (...)