Lautresite, le jour, les billets du mois de mai 2010
   


 
 

:

En ce jour du lundi 3 mai 2010, On regarde cette nappe de pétrole de 9000 km carré toucher les côtes de la Lousiane et, allez savoir pourquoi, on pense, Pascal, au « grand dérangement ».
Vous savez bien, ce nettoyage ethnique, on dira linguistique, qui ne veut pas dire son nom et qui jeta, les gens de langue française du Canada, devenu anglais, de l'Acadie rebaptisée Nouvelle-Ecosse vers les côtes tropicales de la Lousiane. On les appelle Cajuns aujourd'hui : vous vous rappelez : ceux pour qui « travailler c'est trop dur mais voler c'est pas bien » et on se souvient d'un soir à Bruxelles, il y a des années de cela, où avec Zachary Richard, on avait passé la nuit sur les mérites comparés du français des bayous et celui des Wallons, et sur cela aussi que les grands dérangés avaient aussi été des grands dérangeurs, chacun remplaçant un autre, chassé ou chassant, Anglais, Français, Indiens, Noirs… , et nous autres, en Belgique, comment ça allait ? a demandé Zachary et là-dessus on n'a plus dit grand-chose, ça nous dérangeait déjà grandement.
Mais bon, nous ici, qui sommes gens solidaires, nous aimons toutefois bien ces vieux cousins et nous nous demandons pourquoi les éléments et les hommes en veulent précisément à cette partie des Etats-Unis où l'on parle encore un peu une sorte de langue française, parce que, n'est-ce pas, Katrina une fois, et Deepwater Horizon deux fois, un ouragan ou une plate-forme, en cinq ans seulement ça fait beaucoup. (...)