Lautresite, le jour, les billets du mois de avril 2010
   


 
 

:

En ce jour du mardi 27 avril 2010, On avait l’habitude de dire, Pascal, mais on le dit moins aujourd’hui, qu’en France tout finit par des chansons...
...Ici, à ce qu’on voit et à ce qu’on écoute, dans mon pays de bonne humeur, tout commencerait plutôt par une Brabançonne déguisée en Marseillaise ou par un Vlaamse Leeuw pas masqué du tout, chanté par une chorale très masculine dans une salle qui semblait se faire le spectacle de la politique.
J’aurais bien chanté, quant à moi, un kilomètre à pied ça use les souliers, car je dois vous dire, Pascal, que pour être en accord avec mon temps, j’ai marché ce week-end quelques arpents de la frontière linguistique, une « promenadologie » comme disaient les organisateurs, les gens de Recyclart, qui, à Bruxelles, s’intéressent depuis des années aux fractures urbaines parce qu’elles sont aussi sociales.
Et donc, Pascal, Zellik, Asse, Mechelen, Asse encore pour finir à Ganshoren, 12 kilomètres pas moins, dans un jour finissant, partant donc des campagnes périphériques flamandes où les labours sont en cours, où l’on plante pommes de terre et salades, où les sous-bois sentent l’ail des ours et dont l’urbanisme est un incessant entrelacs entre des maisons que vous ne voudriez pas habiter et des fermes où vous resteriez bien un peu, pour parvenir aux portes de Bruxelles où le ring qui fonce à toute vitesse vers la côte dessine une assez belle image de ce que peut vraiment dire une fracture, quand elle est ouverte. (...)