Lautresite, le jour, les billets du mois de avril 2010
   


 
 

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En ce jour du jeudi 22 avril 2010,
Voici, Pascal, comment l'histoire pourrait être racontée. Un monarque, sentant son royaume en danger, dépêcha sur ses marches un ancien maréchal, un homme à la forte constitution, au visage rubicond et aux tempes blanchies déjà sous le harnais, bien connu de tous les sujets et objet d'une vénération toute particulière depuis qu'il avait un jour, en des temps plus anciens, dompté aux Amériques un cheval mécanique lancé au galop.
Après avoir longuement administré les sujets du royaume, il veillait depuis quelque temps aux destinées d'un empire financier en péril récent, assisté pour cela de l'envoyé d'un pays voisin, une République, dont le château avait délégué au Royaume l'un de ses meilleurs fils. On se souvenait sans doute en Elysée que le Maréchal était né républicain lors d'une campagne guerrière plus ancienne, quand il naquit sur les routes de France dans un exode où les conquérants d'outre-Rhin avaient jeté sa famille. L'homme avait été de toutes les causes : il avait su aussi bien tenter de fédérer le continent entier que de ne faire parler chez lui que la langue du pays.
Mais c'était un soldat et que fait un soldat dès lors qu'on le rappelle ? Il vient. On le rappela donc et on le décora de la grand-croix de Démineur, l'une des plus hautes distinctions du Royaume. « Allez, lui dit-on, défendre le pays en son centre, c'est là que des trublions tentent de renverser le char de l'Etat ». (...)