Lautresite, le jour, les billets du mois de avril 2010
   


 
 

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En ce jour du mardi 20 avril 2010, Le tremblement de terre et le raz-de-marée qui ravagèrent Lisbonne en 1755, Pascal, firent naître une controverse philosophique sur la Providence, la raison, le destin, le mal et le bien...
Voltaire ferrailla là-dessus avec Rousseau et Emmanuel Kant lança à cette occasion les bases de la sismologie. Les Lumières viendraient bientôt qui voudraient tout expliquer. L’Encyclopédie, par exemple, dans son tome 11, s’attache à décrire et définir les nuages qu’elle préférait appeler « Nuées ». Ce n’est pas déjà de la science, c’est encore de la poésie : « Les nuées couvrent la terre en différents endroits et la défendent contre la trop grande ardeur du soleil, qui pourrait la dessécher et la brûler », peut-on lire par exemple et ce n’était pas si mal observé.
Nous, ici et maintenant, nous disons : « Les conséquences de l’éruption du volcan Eyjafjöll seront plus graves que celles du 11 septembre ». Parle-t-on ici d’un questionnement ontologique sur les rigueurs de la nature et sur son indomptable actualité ? Lance-t-on une dispute sur la notion du risque et de sa conjuration dans nos sociétés postmodernes et contemporaines ? Disserte-t-on du destin des gens et de la destinée des choses ?
Non, on parle de sous. Et la question est : qui va payer puisque, à ce que l’on sache, la nature, ses volcans et ses nuages n’ont pas contracté de police d’assurance. Compagnies d’aviation, voyagistes, employeurs, tout le monde pose la question de l’argent, du manque à gagner, du trou à combler. (...)