Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2010
   


 
 

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En ce jour du jeudi 25 mars 2010, Parfois, Pascal, la précipitation des événements nous inviterait presque à faire un peu de chimie, même de beau matin. Tenez, deux procès différents mais concernant tous les deux Charleroi, c’est assez curieux vous en conviendrez, sont venus nous dire, récemment, ce que l’on ne devait pas voir et ce que l’on pouvait montrer.
On a donc compris depuis quelques jours qu’il était plus licite, à Charleroi, de porter un voile que de piloter une Jaguar.
Peut-être bien que les magistrats font désormais de la sémantique et qu’ils formalisent par jugement la distinction entre ce qui serait ostensible et ce qui paraît ostentatoire, mais enfin, voilà, on reste avec cela, une Jaguar à cacher et un voile à dévoiler… C’est une société étrange, celle qui prescrit dans les prétoires ce que, entre convictions et possessions, l’on peut voir des signes extérieurs des autres et ce que l’on peut montrer des siens.
Et si on a bien entendu les attendus et qu’on a compris que, selon l’arrêt de la cour d’Appel de Mons il y a quelques semaines, porter le voile à l’école ne ressortissait pas à du prosélytisme, on se demande, est-ce que, alors, piloter une grosse voiture, ça en serait ? Est-ce que ce Monsieur dans sa Jaguar —combien de Co au fait ?— serait par hasard suspecté de faire la promotion de la richesse à Charleroi ? (...)