Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2010
   


 
 

:

En ce jour du jeudi 18 mars 2010, Dans les années 60 et 70, certaines communes de notre pays de bonne humeur, Pascal, s'honoraient d'une sorte d'illégalité internationale en accueillant sur leur territoire des déserteurs, on veut dire des gens appelés sous les drapeaux et qui en choisissaient un autre.
Ce fut le cas de Saint Josse, une des plus pauvres communes de Belgique, une des dix-neuf et la plus petite de Bruxelles, qui hébergea des Français pendant la guerre d'Algérie et des Américains durant celle du Vietnam. Je ne vous raconte pas la salade que c'était pour les papiers. C'était un temps où en s'en passait bien. Ou pas. On voyait bien. On s'arrangeait.
Jean Van Lierde, cette figure de la non-violence et de l'objection de conscience en Belgique, a raconté cela un jour : comment une branche du réseau clandestin Jeanson, les fameux « porteurs de valises » de la guerre d'Algérie qui s'occupaient, entre autres choses, de véhiculer des faux papiers, avaient une antenne à Saint Josse. Il a dit aussi comment cela circulait entre Bruxelles et Paris, comment on cachait aussi des leaders algériens, et comment on contournait les frontières. Ah, Saint Josse ! dont le bourgmestre soi-même, quelques années plus tard, fit rentrer en France par des chemins détournés, un leader de mai 68 recherché par la police. (...)