Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2010
   


 
 

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En ce jour du mardi 16 mars 2010, C’est un article qui a paru dans le Monde de ce week-end, Pascal. Une pleine page, sur six colonnes, avec un appel en une. On le lit et on se dit : « Tiens, quelqu’un qui a la mémoire longue, c’est rare, c’est bien ».
Remy Ourdan, c’est le nom du journaliste, est allé à Kaboul où il a retrouvé deux des Afghans expulsés de France dans un de ces charters pour la guerre, vous savez bien, on en avait parlé ici longuement, mais on oublie aussi longuement et durablement…
C’était en décembre dernier, Pascal, dix jours avant Noël, il y a juste trois mois, mais il nous paraît qu’avec ces janvier et février de catastrophes, ce n’est pas seulement une autre année, c’est aussi un autre siècle. Alors qu’un journaliste parte pour Kaboul pour que notre mémoire reste vive, c’est presque de la salubrité publique. Et d’ailleurs, ça l’est.
Remy Ourdan a donc rencontré deux des neuf Afghans expulsés dans le deuxième aller-simple pour Kaboul, le premier c’était en octobre, ils s’appellent Mohebullah et Mohammad et ils lui ont fait part de ce que fut leur long périple pour Londres et comment, parti des contreforts de l’Iran, il fut interrompu à Calais, et de là, de Calais, comment la voiture de police démarra et comment de Paris l’avion décolla. (...)