Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2010
   


 
 

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En ce jour du mercredi 3 mars 2010, Ah, Pascal, il est bien dommage que vous ayez cité mon nom car je pensais bien ce matin vous expédier une chronique anonyme.
Mais attention, une chronique sérieuse, argumentée, documentée, qui n'apporterait rien de bien neuf sans doute, mais une chronique qu'on dirait écrite par un vrai chroniqueur, qui requerrait toute votre attention et qui, si je m'y prenais bien, finirait en première page des journaux. Hélas, vous avez soulevé le couvercle du pot aux roses et ce qu'il exhale ne la sent pas, la rose..
Nous voilà donc avec cela : un dossier anonyme sur Michel et Frédéric Daerden, un dossier qu'on nous dit effectivement sérieux, argumenté, documenté, qui n'apporte, ajoute-t-on, rien de bien neuf, mais qui semblerait provenir, nous laisse-t-on entendre, des milieux de l'auditorat. La belle affaire. Une rose est une rose est une rose, disait Gertrude Stein, et un anonyme reste un anonyme reste un anonyme.
Nous voilà donc, aujourd'hui, chères auditrices postmodernes, chers auditeurs contemporains -je parle ici des auditeurs qui écoutent, pas des auditeurs qui auditent -, avec ce double dilemme de savoir si en matière fiscale il faut poursuivre des voleurs dont les noms ont été volés, vous savez bien ces fameux fichiers suisses comportant les noms d'évadés fiscaux, et si, dans le domaine judiciaire il faut instruire une lettre anonyme. (...)