Lautresite, le jour, les billets du mois de mars 2010
   


 
 

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En ce jour du mardi 2 mars 2010, On se souvient, Pascal, que le dernier livre de Bernard-Henri Lévy, « De la Guerre en philosophie », fut l'objet de railleries après qu'un journaliste du Nouvel Observateur révéla y avoir trouvé une référence cocasse : celle concernant un passage d'un livre d'un certain Jean-Baptiste Botul, donné pour être un philosophe spécialiste de Kant et censé être mort en 1946, et qui n'était rien d'autre que le nom d'emprunt d'un facétieux, talentueux et authentique philosophe, pour le coup, Frédéric Pagès, par ailleurs journaliste au Canard Enchaîné, et qui avait écrit sous ce nom une mémorable « Vie sexuelle d'Emmanuel Kant » que Bernard-Henri Lévy avait donc pris pour une authentique œuvre d'époque. « Bernard-Henri Lévy a dû lire mon livre avec un ventilateur » avait alors commenté Frédéric Pagès qui avait ajouté que cette histoire les rendaient, ses amis et lui, « consternés et allègres ».
Justement tiens, Allègre. Claude Allègre. Il a récemment publié un livre, lui aussi, mais on ne peut pas dire qu'on le lise avec un ventilateur, mais plutôt avec un scalpel. On décortique désormais tout ce que dit ce héraut des climato-sceptiques, ce dégraisseur de mammouths qui assure que rien n'a vraiment changé depuis le temps des chasseurs-cueilleurs et qu'il faut voir ailleurs que dans l'activité humaine les causes d'un réchauffement climatique qui, selon lui est un mythe : son livre s'appelle « L'imposture climatique ». (...)