Lautresite, le jour, les billets du mois de février 2010
   


 
 

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En ce jour du mardi 23 février 2010,
Nous étions hier dans les catastrophes, nous y serions bien restés aujourd'hui encore, car voilà, des vérités judiciaires qu'il ne nous appartient pas de commenter - on ne commente jamais une vérité judiciaire, ou alors seulement intérieurement, mais intensément - des vérités judiciaires, donc, nous disent que les catastrophes n'ont pas de maîtres d'œuvre et qu'elles ne ressortissent qu'à l'action de fifres et de sous-fifres.
Ah, cher Boris Vian, qui le disait déjà : « Le lampiste est le vrai coupable ». Et qui ajoutait : « Tous amiraux dans la marine, finies les batailles navales ». Et qui, si on veut tout savoir, disait aussi : « Le directeur de la SNCF n'est pas en mesure de faire dérailler un train par ses propres pouvoirs, il faudra pour y arriver qu'il se mue en aiguilleur - ou en lampiste - et qu'il fausse les signaux. Mais un aiguilleur ! Quel poste de choix ».?
Enfin, on dit cela, parce que l'on a compris que cette catastrophe « qui pousse vers le bas » comme on le disait hier, épouse décidément la main invisible du destin. Et quand la main invisible du destin croise les yeux aveugles de la Justice, et bien voilà, c'est comme ça, on ne commente pas la vérité judiciaire. (...)