Lautresite, le jour, les billets du mois de février 2010
   


 
 

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En ce jour du lundi 22 février 2010,
Tout fait farine aux catastrophes, ces jours ci, Pascal : une maison, un train, un minaret, une île, il y a beaucoup de morts ou alors moins, c'est proche ou c'est lointain, c'est des éboulis, des tremblements, des effondrements, des collisions, des explosions. Les temps scandent décidément ce qui est imprévisible ou ce qui fait imprévision.
Une catastrophe, Pascal, c'est quelque chose « qui pousse vers le bas, qui va vers sa fin ». Catastrophe, c'est ainsi que l'on appelait, au théâtre le dénouement de l'intrigue. Nous étions au 16ème siècle et les pièces en ces temps-là était souvent sanglantes et meurtrières, on mourait souvent à la fin.
Voilà pourquoi nous nommons catastrophes des événements imprévus qui laissent des morts derrière eux ou qui nous laissent comme morts après eux. Et nous autres alors, pour vivre tout de même après les catastrophes, tâchons de dénouer le dénouement. On ne sait toujours pas à quoi est due l'explosion de la rue Léopold de Liège, on polémique aujourd'hui sur les raisons et les causes de la collision ferrovaire de Buizingen, humaines ou techniques ? (...)