Lautresite, le jour, les billets du mois de février 2010
   


 
 

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En ce jour du jeudi 4 février 2010, Aujourd'hui, j'avais envie de vous présenter Monsieur Fukuda, Pascal. C'est quelqu'un, Monsieur Fukuda. Il est conseiller spécial de Margaret Chan, la directrice de l'OMS, pour la grippe pandémique, c'est vous dire. Convenez-en : je ne vous présente pas n'importe qui. Et pourtant, Pascal, il raconte n'importe quoi.
Je vous explique et vous invite, pour ça, à suivre un instant le fil de ma pensée. J'écoute l'autre jour Eddy Caekelberghs et son Face à l'info. Ce soir là, il revient sur la grippe H1N1 et parmi ses invités, Jean Huss, un député luxembourgeois, membre du Conseil de l'Europe, qui nous fait rapport de la première séance de cette commission d'enquête qu'a mise sur pied la vieille maison strasbourgeoise des droits de l'homme sur « la gestion de la pandémie H1N1 » où l'OMS est en point de mire. Dans la conversation, un nom revient sans cesse, celui de Monsieur Fukuda, qui a été entendu par les députés. Je me rends sur le site du Conseil de l'Europe et y trouve une chose que tout citoyen conscient de ses devoirs a l'obligation morale de regarder : le filmage de l'audition de Monsieur Fukuda et surtout, celui de la conférence de presse qui suivit les débats. Y-a-t-il des experts de l'OMS qui travailleraient aussi pour l'industrie pharmaceutique, lui demande-t-on. « Oui, bien sûr », répond-il, mais il considère qu'il n'y a là-dedans rien d'inacceptable, parce que dit-il, la vie privée est une chose et que la vie professionnelle en est une autre. (...)