Lautresite, le jour, les billets du mois de février 2010
   


 
 

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En ce jour du mardi 2 février 2010, Le Périgord, Pascal, est noir, blanc, pourpre ou vert. Le Périgord est pays de troglodytes. On va s'y réfugier dans la roche. Le Périgord est pays de truffes. On va les chercher sous la terre.
Le Périgord, vous l'aurez compris, est un endroit où il fait bon se terrer. Je vous parle de ce huis clos, de cette porte donc qu'ont refermée sur eux nos cinq collègues des radios francophones, dont notre Nicolas Willems, jetés dans cette initiative visant à voir le monde à partir de deux uniques sources : Facebook et Twitter, ces réseaux sociaux par qui transitent aujourd'hui les flux et les reflux de la planète, et s'abritant pour cela sous l'anonymat d'un gîte rural quelque part dans un Périgord sans couleur, car pour juger de ce qui nous socialise, l'isolement serait encore, semble-t-il, la meilleure solution.
Que vont-ils donc chercher là, ceux qui se cachent du monde pour tenter de trouver dans sa mise en spectacle, ce qui ressemblerait le plus à son habituelle médiatisation ? Ben, cela. Exactement cela. Voir si "l'intermonde", le "multimonde", des réseaux sociaux ressemble au nôtre, de monde, je veux dire à celui porté à notre connaissance par les images des caméras et les dépêches d'agences et que nous identifions usuellement comme tel.
Je n'aimerais pas, Pascal, être à la place de mes collègues du Périgord. Il me semble que je me poserais trop de questions, sur ce qui est réel, ce qui est vrai, ce qui est virtuel, et ce qui est fictif. (...)