Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2010
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

Ecouter la chronique du jour sur le blog de "Matin première".

La faute à quoi ? Aux statuts précaires de ces travailleurs, héritiers de la flexibilité de l'emploi et victimes de contrats à durée déterminée, comme l'expliquait excellemment Roger Debroux hier dans sa chronique du 13 heures, et donc facilement évinçables avant d'avoir cotisé suffisamment pour avoir droit au filet social. Ah, pauvre filet social, il doit être tendu à se rompre, ses mailles doivent se distendre, s'il ne veut pas céder totalement, il faut bien qu'il laisse tomber des gens de temps en temps…

Mince filet social qui n'est plus que chétif tandis que l'ascenseur, social lui aussi, dévale les étages à pleine vitesse, car s'il ne fait plus monter grand-monde, l'ascenseur social, il en fait descendre beaucoup. A Jupille, devant le siège local de Inbev, où il n'est question que de lock-out, de pénurie ou de chômage, les murs de bacs de bière que l'on voit en photos ou à la télé semblent vouloir endiguer la course folle de l'ascenseur social, pour qu'au moins il ne mène pas jusqu'au seuil de la pauvreté, qui est une maison décidément fort fréquentée. Tiens, voilà qu'on dirait qu'arrivent ceux d'Opel Anvers. On le disait au début, Pascal,nous sommes dans un temps où il faut trier, ranger, classer. Allez belle journée et puis aussi bonne chance.