Lautresite, le jour, les billets du mois de janvier 2010
   


 
 

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En ce jour du mardi 12 janvier 2010, Si on ne vivait pas l'époque qu'on vit et s'il ne faisait pas le temps qu'il fait, Pascal, il y aurait quelque chose de presque roboratif à observer, dans les pages des journaux, les débats croisés, et les images qui vont avec, sur l'interdiction du port de la burqa, d'un côté, et l'usage des scanners corporels dans les aéroports, de l'autre.
Ah vraiment, je vous le demande, comment va notre monde et vers où tourne-t-il quand, parce que nous nous méfions des gens trop habillés, nous nous résignons à laisser prendre de nous des images de nus dans les portiques feutrés des terminaux internationaux ? Ainsi va, o tempora o mores, l'immense cortège des paradoxes contemporains où l'on joue pudeur contre pudeur, les uns s'en drapent, les autres s'en débarrassent, c'est doxa contre doxa et qui disait encore que c'était déjà assez quand une religion se transformait en idéologie mais que ce n'était pas mal non plus quand une idéologie devenait une religion ?
Je vous dis cela parce qu'à lire ce qu'on lit et à voir ce qu'on voit, on peut suivre - comme sur un atlas les cas de grippe A aux temps bénis des débuts de la pandémie - l'expansion soudaine de ces scanners à travers le monde : on en signale aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, bientôt au Canada, en Suisse, en Grande-Bretagne, peut-être en France, le virus de la sécurité toute nue se répand. (...)