Lautresite, le jour, les billets du mois de décembre 2009
   


 
 

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En ce jour du lundi 14 décembre 2009,
Ça nous est venu comme ça, Pascal, juste parce qu'on avait lu deux lignes dans Libération du week-end, deux lignes de José Lenzini. Pas plus.
José Lenzini est journaliste et écrivain, il a 66 ans, je n'ai jamais rien lu de lui, mais je promets que je vais le faire. Il écrit beaucoup sur Camus, trois livres, ce qui fait une bonne raison de plus. Mais enfin, à un moment, sur cette page 23 du journal où il tenait chronique, il a noté : "Pourquoi dit-on langue de bois, pourquoi cette insulte faite aux chênes, aux séquoias, et aux bonsaïs ?". C'est vrai. Pourquoi ce mauvais sort fait au bois qui dit la fausseté de la parole et l'artifice du discours ?
Alors, pour réparer un peu l'outrage, Pascal, on a imaginé que tout à coup tout le monde à Copenhague se mette à parler en langue de bois. Mais vraiment alors. Ça changerait un peu. Et c'est comme ça que dans les 77.000 mètres carrés du Bella center où se tient la conférence, on aurait entendu un Français à la langue de chêne pour rendre la justice dessous, un Grec avec une langue de platane pour faire plaisir aux dieux, un Canadien avec une langue d'érable pour dire des choses sucrées, un Israélien avec une langue de buisson ardent pour surprendre le monde, (...)