Lautresite, le jour, les billets du mois de décembre 2009
   


 
 
Ces chroniques sont diffusées à 7h15 tous les matins sur "Matin première" RTBF.

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On veut dire : en faisant une place à la culture, à l'art, à la création, enfin comme on voudra. Il existe depuis des lustres un débat stérile sur ce qu'on nomme le socio-culturel, on voudrait même l'appeler aujourd'hui le socio-artistique, mais ici, c'est une façon de transmettre aux autres, d'adhérer à soi et d'appartenir aussi à un territoire, qui n'est qu'incidemment géographique, car chacun est là pour le fabriquer et l'inventer, pense-t-on ici, et cela d'où que l'on vienne, comme ces Turcs de la cité de la Fourche, venus voilà longtemps pour construire la base militaire Roi Albert et restés là depuis et dont la présence est à l'origine du projet..
Et c'est de tout cela dont j'ai parlé avec Daniel Seret tandis que nous déballions son exposition. Je regarde sur ses grands formats comment il raconte l'histoire de la Belgique et de la Wallonie, Daniel Seret est très wallon, je croise les portraits Julien Lahaut, de Raoul Warocqué, d'Adamo aussi, enchâssés dans la défaite des Trévires ardennais pendant la guerre des Gaules ou la catastrophe de Marcinelle en 1956.
Daniel Seret est animateur-artiste, c'est un peintre d'intervention, voué à la commande sociale et saisi par une espèce d'urgence à faire résonner les choses et concorder les gens. Il est le président en partance de cette association, le Miroir Vagabond, qu'il a créée avec Christine Mahy, voilà 25 ans. C'est cela aussi qu'on voulait dire. Que les innovations sociales, dans ce pays, on ne les reconnait souvent que lorsque leurs inventeurs s'en vont. Celle-ci a pourtant déjà créé 40 emplois. Ah, Pascal, à quand un plan Marshall 2.0 culturel ? Allez belle journée et puis aussi bonne chance.