Lautresite, le jour, les billets du mois de décembre 2009
   


 
 

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En ce jour du jeudi 3 décembre 2009, On apprend, Pascal, que BNP Paribas Fortis ne compte pas payer d'impôts avant longtemps, se justifiant par des pertes antérieures importantes qui, dit-elle, seront reportables.
On apprend aussi que Fortis vaudrait aujourd'hui, selon certaines estimations, 17 milliards d'euros quand elle a été achetée par BNP Paribas -pour 75% du total d'accord, mais tout de même -, pour seulement 7 milliards il n'y a pas un an.
On apprend également que les synergies entre BNP Paribas et Fortis rapporteront 900 millions d'euros d'économie dès 2012, quand on pensait qu'elles seraient limitées à 500 millions. Par synergie, il faut entendre, la rationalisation des moyens et les économies d'échelle consécutives à la fusion-absorption. C'est-à-dire, en français, notamment des réductions d'effectifs, la suppression de locaux, la diminution d'achats ou la fusion de services. Dans la novlangue bancaire, synergie ne veut pas dire "travailler ensemble" mais quelque chose comme "expliquez moi de quoi vous avez besoin et je expliquerai comment vous en passer".
On apprend encore que le retour sur capitaux investis par BNP Paribas dans Fortis sera supérieur à 20% dès 2012. (...)