Lautresite, le jour, les billets du mois de octobre 2009
   


 
 

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En ce jour du lundi 26 octobre 2009,
Je me suis demandé dimanche matin si en passant à l'heure d'hiver, les mauvaises nouvelles aussi avaient dormi une heure de plus, mais non, Pascal, au réveil elles étaient bien là, fraîches et disposes, fidèles au poste, et s'amplifiant avec une belle régularité.
Plus la journée passait, par exemple, mieux nous avions de chiffres sur les attentats de Bagdad, le soir tombé nous en étions à 99 morts et 712 blessés. Il y a deux ans, pareille information nous aurait laissé de marbre, les explosions en Irak étaient une sorte de ritournelle, elles étaient presque rassurantes. Un endroit du monde où il se produit ce que l'on attend est une sorte de bénédiction pour l'observateur, le spectateur et l'auditeur. La répétition du même vous fait des journées sereines. Aujourd'hui, ces attentats reviennent dans une sorte d'exotisme. On est plutôt désormais habitués au Pakistan ou à l'Afghanistan. De sorte que le bruit de cette explosion réveilla notre matin.
Manès Sperber, écrivain antitotalitaire galicien mais, attention hein, Pascal, pas de la Galice espagnole mais de la Galicie, cette région disparue coincée entre la Pologne et l'Ukraine, écrivit un jour cette phrase magnifique : "Celui qui regarde le poteau indicateur pour trouver le chemin de fer se perd en plein midi dans la maison de son père". (...)